Every generation of parents, from Canada’s First Peoples through each wave of immigration since, have trusted that hard work would deliver a brighter future and improved fortunes for their children and their grandchildren. However, despite record levels of education, today’s youths will become the first generation in history to expect a lower standard of living than their parents.

For most of the last century, high school students could expect to graduate into well-paid jobs in manufacturing or other sectors that enabled them to buy a house, support a family, and join the “middle class.” Their counterparts today are graduating from college or university with unprecedented levels of student debt only to wind up wallowing in low-paying service jobs that offer no security, limited benefits and few prospects for advancement.

Successive Liberal and Conservative governments have engineered a dramatic reversal of fortune across Canada that is driving down wages and threatening to leave future generations behind. For the first time since the 1950s, employment rates have dropped and new job creation has hit the skids. Even in Canada’s economic epicentre, barely 50 percent of workers enjoy full-time, permanent jobs.

For the country’s labour unions, this alarming workforce transformation is triggering a profound re-imagining of the labour movement. Labour is confronting the harsh reality that declining union density and an increasingly precarious workforce are dragging down wages and benefits faster than union standards can pull them up. Unions can no longer respond through self-preservation at the expense of other workers. Two-tier wages and benefits is a road to union ruination.

A truly universal labour movement requires a bottom-up approach to worker action that is driven by a movement of all working people, the unemployed, the precariously employed, the retired, and the many diverse communities who are being marginalized within today’s economy. The movement to strengthen workplace organization and to reinvigorate unions seeks its reflection in legislation. Obstacles to unionization and collective bargaining must be removed in favour of worker empowerment.

Chaque génération de parents, des Premiers Peuples du Canada en passant par chaque vague d’immigration a pris pour acquis que le travail acharné garantirait à leurs enfants et petits-enfants un avenir meilleur et un bien-être accru. Cependant, en dépit d’un niveau d’éducation record, les jeunes d’aujourd’hui deviendront la première génération dans l’histoire à s’attendre à un niveau de vie inférieur à celui de leurs parents.

Pendant la majeure partie du siècle dernier, les diplômés du secondaire pouvaient s’attendre à des emplois bien rémunérés dans l’industrie ou d’autres secteurs, emplois qui leur permettaient d’acheter une maison, de soutenir une famille et de rejoindre les rangs de la classe moyenne. Leurs homologues d’aujourd’hui, terminent leurs études collégiales ou universitaires croulant sous les dettes comme jamais auparavant pour se retrouver à se morfondre dans des emplois de service peu rémunérés, aux avantages limités, sans aucune sécurité ni perspectives d’avancement.

Les gouvernements libéraux et conservateurs successifs ont orchestré un dramatique revers de fortune à travers le Canada qui réduit les salaires et abandonne les générations futures. Pour la première fois depuis les années 1950, les taux d’emploi ont chuté et la création d’emplois a brutalement freiné. Même dans l’épicentre économique du Canada, à peine 50% des travailleurs jouissent d’emplois permanents à temps plein.

Pour les syndicats du pays, cette transformation alarmante de la main-d’œuvre oblige à repenser en profondeur ce qu’est le mouvement ouvrier. Le monde du travail est confronté à la dure réalité d’une baisse de la densité syndicale et d’une main-d’œuvre de plus en plus précaire qui font chuter les salaires et les avantages plus rapidement que les normes syndicales ne peuvent les remonter. Les syndicats ne peuvent plus essayer de préserver les interêts de leurs propres membres aux dépens des autres travailleurs. Les salaires et les avantages à deux niveaux mènent le syndicat à sa perte.

Un mouvement ouvrier réellement universel exige une approche de la base au sommet de l’action qui s’exerce par un mouvement de tous les travailleurs, des chômeurs, des précaires, des retraités et des nombreuses communautés que l’on marginalise au sein de l’économie d’aujourd’hui. Le mouvement visant à renforcer l’organisation du lieu de travail et à revigorer les syndicats cherche sa réflexion dans la législation. Les entraves à la syndicalisation et à la négociation collective doivent être éliminées en faveur de l’autonomisation des travailleurs.

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